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Club de Reconnaissance et d'Entraide aux Levriers

Un Saint sur le canapé

Votre Lévrier ne serait-il pas un Saint ? Comme Saint Guinefort exactement? Votre Galgo, qui, avant d'arriver sur votre canapé, était la terreur des lièvres dans toute la région de la Mancha en Espagne? Lui, qui, abandonné par son Galguero, a du errer dans des paysages désertiques et trouver sa nourriture là où il pouvait. C'est seulement quand les bénévoles du refuge Arca de Noe l'ont récupéré, qu'il a comprit, que la vie n'est pas seulement chasse et souffrance. Certes, c'est un Lévrier martyr, mais de là, à en faire un Saint ?



En plus, depuis qu'il a rejoint le confort de votre foyer, il n'a pas toujours été dans un état de sainteté.  Par exemple, quand il vole un morceau de jambon en passant par la table. Non plus, quand il poursuit le chat du voisin, qui par pure provocation s'aventure dans votre jardin. Votre Lévrier, qui a été autre fois un sacré chasseur, poursuit ce félin téméraire par simple plaisir, mais sans lui faire de mal. Ensuite, votre Galgo rentre avec un sourire un peu narquois tout content pour s'assoupir sur votre, pardon, son canapé.

 

Mais au moyen âge il y avait un Lévrier, qui par la croyance du peuple était élevé au rang d'un Saint, Saint Guinefort. Selon la légende, il y avait un noble seigneur de Villars-les-Dombes qui comme tant d'autres châtelains, possédait un Lévrier. Un jour, un grand serpent se glissa vers le berceau de l'enfant du seigneur pour mordre la douce chair du petit. Malheureusement le seigneur et son épouse avaient quitté les lieux et la nourrice s'était absentée de la chambre pour un moment. Seul le Lévrier était encore présent. Observant le serpent, il passa tout de suite à l'attaque et après une rude lutte tua le reptile. Mais pendant ce combat le berceau s'était renversé. Malgré ses propres blessures le Lévrier restait près de l'enfant, ensanglanté comme lui. Quand la nourrice revenait elle poussait un cri d'horreur croyant que le chien avait dévoré le nourrisson. Le seigneur alerté par ses cris, accouru et crut aussitôt son enfant assassiné par le Lévrier. Il prend son épée et tua son chien sur le coup. Mais le petit, malgré ces raffuts dormait tranquillement et il était sain et sauf. 

 

A la vue du serpent mort, le seigneur comprit son erreur. Il déplora avoir tué injustement son valeureux Lévrier et l'enterra près du château. En mémoire de son chien, le seigneur planta des arbres autour de la sépulture. Bientôt les gens du village et des alentours affluèrent en ce lieu pour vénérer ce chien martyr. Rapidement des pouvoirs miraculeux lui furent attribués, particulièrement pour guérir les enfants. Et les gens donnèrent au Lévrier le nom Saint Guinefort.

 

Cependant un chien adoré par le peuple tel un Saint, ne pouvait que déplaire à l'église. Vers 1250 le dominicain Etienne de Bourbon faisait exhumer les dépouilles du Lévrier pour les brûler. Il menaçait même de saisir les biens de tous ceux qui approcheraient du lieu pour invoquer le Saint Guinefort. Malgré cette intervention qui condamnait fortement ses croyances, celles-ci perdurèrent encore jusqu'au vingtième siècle.

 

Maintenant vous ne regarderez plus votre Lévrier avec le même oeil, car qui sait, peut-être un Saint se repose sur votre canapé?







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